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Schizophrénie

La schizophrénie peut perturber gravement la façon de penser et les sensations et sentiments d’une personne ainsi que ses relations avec son entourage.
 

La schizophrénie frappe environ une personne sur 100. Elle touche autant les hommes que les femmes. Les hommes ont généralement leur premier épisode de schizophrénie vers la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine. Chez les femmes, la maladie apparaît habituellement quelques années plus tard. Dans la plupart des cas, la maladie évolue de façon graduelle. Dans certains cas, il arrive cependant que la maladie se déclenche soudainement.
 

Signes et symptômes

Les principaux symptômes de la schizophrénie sont classifiés en trois catégories : les symptômes dits « positifs » et « négatifs » de la psychose, et les symptômes cognitifs;

  • Les symptômes « positifs » désignent ceux qui viennent « s’ajouter » ou travestir les fonctions mentales habituelles.

  • Les symptômes « négatifs » de la schizophrénie renvoient à une diminution ou une perte de la capacité habituelle à accomplir des tâches et à profiter de la vie.

  • Parmi les symptômes cognitifs on peut noter la difficulté d'être attentif, de se concentrer et de faire appel à la mémoire.

source: camh | Centre de toxicomanie et de santé mentale

Trouble bipolaire

Le trouble bipolaire est un état pathologique défini par la fluctuation de l’humeur, oscillant entre des périodes d'élévation de l'humeur et des périodes de dépression.

Le trouble bipolaire se caractérise généralement par trois états :

  • un état d’euphorie ou d’agitation, appelé « manie »;

  • un état d’abattement, appelé « dépression »;

  • un état sans symptômes (appelé « euthymie ») pendant lequel la personne se sent équilibrée et fonctionne bien.
     

Tout le monde a des hauts et des bas, mais les sautes d’humeur des personnes atteintes d’un trouble bipolaire sont souvent plus extrêmes.

Signes et symptômes

Phase maniaque

Parfois, une personne peut donner l’impression d’être d’humeur continuellement exaltée, heureuse, joviale et euphorique, ou encore, irritable, en colère et belliqueuse, pendant au moins une semaine. Si ce changement d’humeur s’accompagne d’au moins trois des symptômes suivants, il peut s’agir de la phase maniaque du trouble bipolaire :

  • estime de soi excessive ou délire de grandeur;

  • réduction du besoin de sommeil;

  • tendance à parler plus que d’habitude;

  • pensées qui se bousculent;

  • facilement distrait;

  • hyperactivité;

  • comportement risqué ou mauvais jugement.
     

Les symptômes de l’hypomanie sont moins graves que ceux de la manie : la personne peut avoir un trop-plein d’énergie, mais en général, sa vie n’en est pas gravement perturbée. Étant donné que l’hypomanie peut se transformer en épisode maniaque généralisé ou en dépression grave, il faut la traiter.

Phase dépressif

Une personne atteinte d’un trouble bipolaire est qualifiée de dépressive si elle a au moins cinq des symptômes suivants, et si ces derniers persistent pendant la plupart des journées pendant au moins deux semaines :

  • morosité;

  • perte d’intérêt pour les activités auxquelles la personne prenait plaisir auparavant;

  • perte ou gain de poids;

  • insomnie ou hypersomnie (sommeil excessif);

  • apathie ou agitation;

  • perte d’énergie;

  • sentiment de dévalorisation ou de culpabilité;

  • difficulté à se concentrer;

  • pensées suicidaires (celles-ci doivent toujours être prises au sérieux).

source: camh | Centre de toxicomanie et de santé mentale

Trouble de personnalité limite

Le trouble de la personnalité limite (TPL) est un problème de santé mentale grave, chronique et complexe. Les personnes qui en sont atteintes ont de la difficulté à contenir leurs émotions ou à maîtriser leurs impulsions. Elles sont extrêmement sensibles à ce qui se passe autour d’elles et peuvent réagir avec des émotions intenses aux menus changements dans leur milieu. On dit de ces personnes qu’elles vivent dans une douleur émotionnelle constante, les symptômes du TPL étant les conséquences de leurs efforts pour composer avec cette douleur.

Il est très fréquent qu’une personne atteinte de TPL ait d’autres problèmes de santé mentale, notamment :

  • dépression grave, modérée ou légère;

  • troubles liés à la consommation de substances;

  • troubles des conduites alimentaires;

  • jeu problématique;

  • trouble de stress post-traumatique (TSPT);

  • phobie sociale;

  • trouble bipolaire.
     

Parfois, il peut être difficile de diagnostiquer le TPL parce que les symptômes de troubles concomitants imitent ou cachent les symptômes du TPL. Une rechute dans l’un des troubles peut déclencher une rechute dans l’autre.
 

Signes et symptômes
 

Les types et la gravité des symptômes du TPL peuvent varier d’une personne à l’autre parce que les gens ont des prédispositions et des expériences différentes, et les symptômes peuvent fluctuer avec le temps.

Les symptômes suivants sont les plus courants :

  • épisodes intenses, mais de courte durée, de colère, de dépression ou d’anxiété;

  • sentiment de vide associé à la solitude et à l’indigence;

  • idées paranoïaques et états dissociatifs dans lesquels l’esprit ou la psyché « bloque » les pensées ou les sentiments douloureux;

  • image de soi qui peut changer en fonction des personnes avec qui la personne atteinte de TPL se trouve;

  • comportements impulsifs et dangereux, comme la consommation problématique d’alcool et de drogues, l’hyperphagie, le jeu compulsif ou les comportements sexuels à risque élevé;

  • automutilation sans idée de suicide, comme se couper, se brûler avec une cigarette ou prendre une surdose pour soulager une douleur émotionnelle intense (apparaît habituellement au début de l’adolescence); jusqu’à 75 pour cent des personnes atteintes de TPL s’automutilent au moins une fois;

  • suicide (environ 10 pour cent des personnes atteintes de TPL se donnent la mort);

  • peur intense d’être seul ou abandonné, agitation même en cas d’une brève séparation de la famille, des amis ou du thérapeute (à cause de la difficulté de se sentir émotionnellement lié à quelqu’un qui n’est pas là);

  • comportements impulsifs et émotionnellement instables qui, paradoxalement, peuvent mener à l’abandon et à la désaffection que la personne craint;

  • relations interpersonnelles volatiles et houleuses caractérisées par des attitudes envers les autres qui peuvent passer de l’idéalisation à la colère, voire à la répugnance (la personne atteinte de TPL voit tout blanc ou tout noir).

source: camh | Centre de toxicomanie et de santé mentale

Dépression sévère

La dépression se distingue nettement de la simple morosité.

Parfois appelée trouble dépressif majeur, la dépression clinique est un trouble complexe de l’humeur dans lequel interviennent divers facteurs, notamment la prédisposition génétique, la personnalité, l’état de stress et la chimie du cerveau. Bien qu’une rémission soudaine puisse se produire, la dépression n’est pas un problème de santé dont on peut se guérir par soi-même.

Certaines formes de dépression peuvent se développer dans des circonstances uniques :

  • Le trouble affectif saisonnier : Ce type de dépression est lié au temps qu’il fait et à une certaine période de l’année.

  • La dépression postnatale : Ce type de dépression se produit chez les nouvelles accouchées. Il touche environ 13 % des femmes.

  • La dépression psychotique : Dans les cas extrêmes, ce type de dépression peut s’accompagner d’une perte du sens de la réalité et d’hallucinations (la personne entend des voix ou voit des personnes ou des choses qui n’existent pas) ou d’idées délirantes (croyances sans fondement objectif).

  • La dysthymie (trouble dépressif persistant) : État dépressif persistant accompagné de symptômes modérés de dépression.

source: camh | Centre de toxicomanie et de santé mentale

Trouble obsessionnel compulsif

Tout le monde a des préoccupations de temps à autre, mais lorsqu’on est rongé par l’inquiétude, on parle d’« obsession ». Les obsessions sont des pensées, des envies ou des images intrusives ou non sollicitées qui reviennent sans cesse à l’esprit. En général, les personnes atteintes du trouble obsessionnel-compulsif (TOC) savent que leurs obsessions sont le fruit de leur imagination, mais ne parviennent pas à les maîtriser, à les ignorer ou à s’en défaire.

Les personnes atteintes du TOC tentent souvent de calmer ou d’exorciser leurs obsessions en adoptent certains rites. Beaucoup de gens ont des rites ou des façons de faire particulières, Chez les personnes touchées par le TOC, ces rites peuvent tourner à la fixation et prendre des heures. Poussés à cet extrême, ces rites deviennent des « compulsions ».

Lorsque les obsessions et les compulsions deviennent incontrôlables, on parle de « trouble obsessionnel-compulsif ».

Le TOC est un trouble anxieux qui affecte environ un adulte sur quarante. Il est présent dans le monde entier et touche aussi bien les hommes que les femmes. En général, ce trouble se manifeste graduellement. Chez environ deux tiers des personnes qui en sont atteintes, cette affection s’est déclarée à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

source: camh | Centre de toxicomanie et de santé mentale

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